Fabacéé lance un premier test de son dispositif de sécurisation des transitions agricoles, conçu avec Ceresco, Diagorisk et le cabinet d'avocats Alinéa. Pendant la campagne 2026-2027, 190 agriculteurs et agricultrices, sur 1700 hectares, expérimenteront ce dispositif combinant incitation, couverture du risque financier et accompagnement technique autour de cinq pratiques agroécologiques.
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En s’engageant dans une transition vers des pratiques plus sobres et économes en énergies et en intrants, les agriculteurs peuvent être exposés à des risques économiques, techniques et sociaux. Pour sécuriser financièrement ces transitions et lever les freins à l’adoption de pratiques agroécologiques économes en énergie, Fabacéé s’associe à Ceresco, Diagorisk et le cabinet d’avocats Alinéa dans la conception un dispositif novateur de sécurisation des transitions agricoles.
Après une première phase d'étude, Fabacéé passe désormais à l'expérimentation concrète. En ce mois de septembre 2026, un premier test de ce dispositif de sécurisation de la transition est lancé sur le terrain, avec 190 agriculteurs et agricultrices volontaires pour 1700 hectares.
L'originalité du dispositif tient à la combinaison de trois leviers : une incitation à s'engager dans la transition agroécologique, une couverture du risque financier et un accompagnement technique. Ces trois piliers indissociables et essentiels de la gestion du risque. Cette combinaison permet ainsi de lever plus efficacement et durablement les blocages de la transition. Sans accompagnement, le déficit de compétences resurgit et compromet la campagne suivante ; sans couverture, l’agriculteur ne se lance pas, faute de pouvoir assumer seul le risque financier. C'est en agissant simultanément sur ces trois leviers que le dispositif entend lever durablement les blocages de la transition. Ce premier test doit permettre d'éprouver cette approche en conditions réelles.
Ce dispositif vise à tester la sécurisation de 5 pratiques différentes, présentant toutes de véritables enjeux en matière de fertilisation et d’autonomie protéique. Ce choix vise à répondre à un objectif central : réduire la consommation d'énergie directe et indirecte des exploitations agricoles, passant notamment par la réduction de l'emploi d'azote minéral, tout en limitant le risque économique pour l'exploitant.
Pour chaque pratique, l’offre de sécurisation financée par Fabacéé comprend des modalités adaptées en fonction de l’expérience de l’agriculteur sur ladite pratique et des surfaces couvertes par le test : chacune des offres est déclinée en quatre profils, de la découverte jusqu'à l'expertise. Cet échelonnage permet d’ajuster l’exposition de chaque agriculteur à son niveau de maîtrise. Pour un agriculteur “novice” sur une pratique, les surfaces engagées, et donc la prise de risque, seront limitées. Cette segmentation offre par ailleurs un second atout : en identifiant les agriculteurs par niveau, elle facilite l’organisation des retours d’expérience, en mettant par exemple en relation un expert et un novice sur une même pratique.
Pour la campagne 2026-2027, les offres sont en phase de test, sur un périmètre volontairement limité, afin de consolider les modalités du dispositif avant un déploiement plus large. Découvrez ici la liste des des pratiques couvertes par le test :


Le programme Fabacéé accorde une place centrale au collectif dans l’accompagnement de la transition agricole. Ainsi, dans la continuité de ce parti pris, le test s’appuie également sur la dynamique de groupe pour lever les craintes face à la transition. Plus largement, ce fonctionnement favorise les échanges entre pairs et une montée en compétences de chacun des membres.
Le collectif agit ici comme un véritable acteur de l'expérimentation d’une solution de sécurisation de la transition agricole. Lors de ce test, chaque groupe fonctionne sur la base de l’auto-administration pour piloter le dispositif de manière efficace et responsabilisante, dans une logique de transparence.
Au-delà de la dimension opérationnelle de ce test, ce principe de transparence vaut plus généralement pour l’expérimentation du dispositif dans son entièreté. Animateurs et agriculteurs sont acteurs de ce test pour co-construire un dispositif qui soit à la fois attractif pour les agriculteurs et simple à déployer sur le terrain. Leurs retours au fil de la campagne serviront directement à ajuster les modalités avant tout élargissement.
Le collectif représente une opportunité pour démultiplier la capacité de prise en charge : en mutualisant le risque, un groupe protège bien mieux chacun de ses membres que ne le ferait un agriculteur isolé. Un animateur reste toutefois mobilisé auprès de chaque groupe pour les accompagner et assurer le suivi de cette démarche.

Pour la première étape de cette phase de test, les animateurs et animatrices des groupes volontaires se retrouveront le 18 septembre pour un premier rendez-vous de formation technique.
Pour concevoir et déployer ce dispositif, Fabacéé s'est entouré de trois partenaires aux expertises complémentaires, choisis pour leur connaissance du secteur agricole et de la gestion des risques :
Ceresco, société de conseil au service de la transition agricole et alimentaire. Basées à Lyon et Toulouse, ses équipes ont notamment accompagné des acteurs territoriaux sur la gestion de la ressource en eau et le développement des filières légumineuses. Pilote régional du programme pour l'Auvergne-Rhône-Alpes, Ceresco joue un rôle clé dans la mobilisation du réseau d'agriculteurs Fabacéé.
DiagoRisk, solution de modélisation des risques agricoles portée par la start-up Risques Agricoles SAS, qui croise une modélisation actuarielle fondée sur plus de vingt ans de données et des projections climatiques issues du GIEC. Elle apporte son expertise sur la conception du dispositif ainsi que sur son portage technique et financier.
Le cabinet d'avocats Alinea, Avocats Associés, qui accompagne depuis plus de vingt ans les filières agricoles et agroalimentaires depuis Paris et Bruxelles sur les questions de droit européen, de droit économique et d'organisation économique agricole. Il apporte son expertise sur la sécurisation juridique du dispositif.

